Dijon est une ville de France, préfecture du département de la Côte-d'Or et chef-lieu de la région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Dijonnais.
En 2005, la population de Dijon intra-muros était de 150 800 habitants selon le recensement de l'Insee, ce qui en fait la 18e ville la plus peuplée de France.
Héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, capitale régionale « à taille humaine », Dijon est également touristique, gastronomique et commerçante, ville verte, avec une tradition de vie culturelle intense.
C'est aussi une ville universitaire, d'affaires et de congrès et un centre économique au tissu diversifié, notamment dans le secteur des services.
Dijon est la préfecture de la région de Bourgogne et du département de Côte-d'Or. La commune se situe sur la Côte des Vins de Bourgogne aussi nommée Route des Grands Crus (Dijon - Beaune).
Elle bénéficie d'une situation géographique privilégiée à 300 kilomètres au sud-est de Paris, 200 au nord-ouest de Genève et 180 au nord de Lyon.
Elle est desservie par un des principaux nœuds autoroutiers français aux croisements des autoroutes A6, A31, A39 et A36.
Le climat de Dijon est de type océanique à tendance semi-continentale .
L'influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en tout saison (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant.
L'influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle parmi les plus élevées de France (18°C contre 15°C à Paris), des hivers froids avec des chutes de neige relativement fréquentes et des étés plus chauds que sur les côtes, avec à l'occasion de violents orages.
C'est cette influence semi-continentale qui rend possible la culture de la vigne en Côte-d'Or.
Dijon est traversée essentiellement par le canal de Bourgogne et deux cours d'eau naturels : l'Ouche et le Suzon, ce dernier étant aujourd'hui souterrain en zone urbaine. Le Raine qui passe par le jardin de l'Arquebuse se jette également dans l'Ouche.
Une des particularités topographique de l'agglomération est qu'elle s'est développée au point de rencontre de trois entitées géographiques bien distinctes :
* Au sud, la Côte-d'Or qui s'étend de Dijon à Beaune sur 80 km, couverte de vignobles dont les feuilles prennent une couleur dorée en automne, ce qui a inspiré le nom poétique du département de la Côte-d'Or en 1790.
C'est le long de cette côte, de Dijon jusqu'au sud de Beaune, que passe la célèbre route des Grands Crus.
* A l'ouest, s'étend le plateau, premier contrefort des plateaux calcaires bourguignons. L'altitude varie de 350 à 500 m.
Le plateau est parsemé de nombreuses vallées étroites et profondes appelées combes ; la plus importante est la vallée de l'Ouche au nord-est du plateau.
Des buttes résiduelles, ou tasselots, s'en détachent : les bourgs de Talant et de Fontaine-lès-Dijon s'y sont édifiés.
* A l'est, se dessine l'amorce de la plaine de la Saône. L'altitude varie de 170 à 240 m. La topographie est douce, malgré quelques collines qui altèrent le paysage avec notamment une avancée issue des plateaux langrois qui souligne le débouché du Suzon dans la plaine au nord, et à l'est les collines de Saint-Apollinaire et de Montmuzard.
Sur le site de Dijon s'est d'abord constituée une bourgade, qui s'est développée avec la création, à la fin du Ier siècle, de la voie romaine dite d'Agrippa, qui reliait Chalon-sur-Saône à Langres.
Au IIe siècle, cette agglomération prospérait. Les vestiges retrouvés témoignent des activités commerciales et artisanales des habitants. Au IIIe siècle, sous la menace des invasions barbares, une étroite enceinte fortifiée fut construite pour protéger un périmètre très réduit de l'agglomération.
Ce castrum gallo-romain de onze hectares protégeait sans doute certains édifices publics. Le nom Divio, d'où vient Dijon, reste d'une signification obscure : peut-être désignerait-il un lieu sacré.
Quatre secteurs sont particulièrement bien représentés à Dijon, l’électrique-électronique, la mécanique, l’agro-alimentaire, et la chimie-pharmacie.
La création du « pôle de compétitivité » Vitagora autour du goût, de la nutrition, de l’innovation alimentaire et de la santé, souligne la propension de Dijon à mettre en place des projets d’excellence aux débouchés réels. Une démarche dynamique et stratégique, issue d’un partenariat fort entre tous les acteurs économiques, la ville, le grand Dijon et l’université. L'université de Bourgogne regroupe près de 30 000 étudiants.
C’est la première entreprise en recherche de la région, qui, avec ses 1 900 enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs et techniciens, est capable d'intervenir dans les secteurs les plus divers. D'autres écoles implantées au cœur de la ville disposent d'une solide réputation internationale, Science Po Dijon (antenne de la prestigieuse école parisienne), l’Établissement National d’Enseignement Supérieur Agronomique de Dijon (ENESAD) et l’École Nationale Supérieure de Biologie Appliquée à la Nutrition et à l’Alimentation (ENSBANA), toutes deux membres de la Conférence des grandes écoles, l’école nationale supérieure d'arts et métiers, l’école nationale des greffes, l’école de notariat, l’école nationale des Beaux-Arts ou encore le conservatoire national de musique, de danse, et d'art dramatique.
Ces atouts font de la métropole dijonnaise le premier bassin de vie et d'emploi en Bourgogne.